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    Mon alimentation

    Depuis que je suis toute petite, la santé a toujours été un grand défi pour moi. Tout a commencé à l’âge de 4 ou 5 ans alors que j’ai été diagnostiquée avec la maladie infantile du nom de purpura d’Enoch et Schonlein.  J’étais une enfant très difficile au niveau alimentaire. Ma mère dit que je ne voulais manger que des sucreries ou des pépites de poulet de restauration rapide. Je n’aimais pas les légumes, ni les fruits, ni la viande, ni rien! J’étais la Mademoiselle Bonbons par excellence et l’influence de mes petites amies n’aidait pas non plus.

    Bref, quand j’étais en crise, je ne pouvais plus marcher parce que j’avais mal partout, j’étais plaquée à la grandeur du corps, il y avait du sang dans mes selles et mon urine puis j’étais devenue anémique. Pendant les crises, je vomissais tout ce que je mangeais alors je me déshydratais facilement, ce qui faisait en sorte qu’il fallait m’amener à l’urgence presqu’à tous les mois. On m’insérait alors le soluté pour me réhydrater et on nous renvoyait à la maison jusqu’à la prochaine fois. À l’époque, parler d’alimentation n’était pas très à la mode, à part une fois où une nutritionniste avait dit à ma mère de me faire manger beaucoup de brocoli.

    Après quelques mois d’aller-retour à l’hôpital, mon grand-père a décidé de contacter un médecin qu’il connaissait pour voir s’il n’avait pas suggestions. Le médecin lui a posé une question :

    « Mais qu’est-ce qu’elle mange ? »

    À ce moment, tout a changé. Ma mère a décidé que c’était terminé, je n’ingurgiterais plus de cochonneries, pas de sucre et pas d’aliments du commerce afin d’éviter tout sucre ajouté, colorants alimentaires ou agents de conservation. Je ne mangeais plus rien qui était emballé, en conserve ou congelé. Fini les céréales du commerce, les mets préparés, les croustilles ou les popsicles!
    Évidemment, cela ne faisait pas mon affaire. Je faisais des crises, je voulais des cochonneries ! J’étais addict au sucre ! Si maman avait le malheur de succomber et de me donner un mini morceau de chocolat, je le vomissais. Éventuellement, elle n’a pas eu le choix d’arrêter complètement et de faire beaucoup de psychologie avec moi.

    Nous allions maintenant faire les courses dans les boutiques d’aliments naturels et ma mère avait commencé à faire un potager dans la cour. Je n’avais pas le droit de manger rien d’autre que  ce que ma mère avait préparé et fini les repas chez les amis ou les fêtes d’enfants. Je me souviens de regarder par la fenêtre le soir vers 19h30 alors que mes amis jouaient dehors et mangeaient des chips et moi j’étais déjà en pyjama. C’était difficile pour mes parents, mais ils n’avaient pas le choix.  

    Bref, du moment que j’ai commencé à bien manger, nous n’avions plus besoin d’aller à l’hôpital, je ne faisais plus de grosses crises.  

    Puis, un an et demi ou deux après, alors que ma santé se rétablissait mais était encore fragile, quelque chose d’idéal s’est produit. Mon père a obtenu un emploi à Matane, en Gaspésie, et nous sommes déménagés. Comme ma mère raconte, c’est probablement la meilleure chose qui soit arrivé pour ma santé.

    Nous avions une belle grande maison en campagne avec un énorme terrain qui habitait un grand jardin remplis de légumes frais, des pommiers, des pruniers, des groseilliers et des fraisiers. Nous avions aussi un poulailler avec poules et poulets qui se promenaient à leur guise sur le terrain. Nous mangions toujours des œufs frais et les animaux étaient nourris de graines de sable que nous allions chercher à la mer. Mes parents s’étaient mis à la chasse au petit gibier et nous avions des amis cultivateurs; les Perron avec leurs veaux naturels et les Marquis avec leur bon lait cru. Puis, nous étions toujours dehors, ma mère et moi allions souvent cueillir des petites fraises des champs, je me tenais chez les voisins qui avaient des chevaux et nous allions souvent à la mer se baigner. Je me couchais tôt et l’air était pur.

    Deux ans de cette médecine m’ont remis sur pied. Pour moi, c’est la preuve que l’alimentation saine, entière et non-transformée est à la base de la santé...et c'est une très bonne raison d'être amoureuse de l'alimentation, n'est-ce pas ?

    - Que ton aliment soit ton médicament ! -Hippocrate

    L'alimentation vous a guéri? J'aimerais beaucoup lire votre histoire.

    julie@lajulie.com